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Il était jeune, il aimait la vie qu'il dévorait à pleines dents ; il aimait la France, qu'il voulait belle et grande. Charles Ferdinand d'Artois, duc de Berry, fils du roi Charles X, incarnait l'espoir de la monarchie restaurée.
Et pourtant, un soir d'hiver de l'année 1820, sa vie bascule. Alors qu'il sortait de l'Opéra, un homme jaillit de l'ombre, et le frappe au coeur. Le sang jaillit. « Je suis assassiné, cet homme m'a tué ! » Brusquement tout s'effondre. Ce n'est pas seulement la mort d'un homme, c'est aussi la fin d'un projet pour la Nation.
Soudain, coup de théâtre ! À l'instant de rendre le dernier soupir, Charles Ferdinand murmure à sa femme : « Gardez-vous pour l'enfant que vous portez. » L'événement est si puissant, si inattendu qu’il ne peut que susciter l'envie d'en savoir d'avantage. Quel est ce prince, fils du dernier roi de France ? Il n'est ni un habile politique ni un conquérant prestigieux, mais un excellent militaire et… amateur d'Art éclairé, homme ardent aux nombreuses liaisons, mais aussi un homme simple et populaire, ami des petites gens, digne descendant du bon roi Henri IV. Son fils, le comte de Chambord, « l’enfant du miracle », ne régnera pas. À sa mort en 1883, la République aura triomphé en France.
Un homme à découvrir ou à redécouvrir… et avec lui une nouvelle page de l'histoire de notre pays.
Spécialiste du premier XIXe siècle et de la Restauration, Michel Bernard Cartron est l'auteur de plusieurs ouvrages relatifs à cette période mais aussi d'un guide À Paris sur le pas des rois à l'intention des amoureux de la capitale, de ses quartiers, de ses rues, d'une ville que nos rois ont toujous aimée et protégée.
La vie du duc de Berry, fils puîné de Charles X, est une succession d'espoirs déçus, de traumatismes surmontés et de blessures guéries. Exilé pendant la Révolution, il est tourmenté par sa conscience, entre discrétion vitale et volonté de servir la France. Dévoré par une passion amoureuse en Angleterre, il finit par se ranger à la raison d'État au moment où la royale destinée des Bourbons est restaurée. Intelligent, sociable, unanimement apprécié, homme droit et juste, il est mortellement poignardé le 13 février 1820 par un bonapartiste, et son fils posthume, comte de Chambord, ne régnera jamais. « Tuer le père » ne suffisait pas à la fureur révolutionnaire, il fallait assassiner tous ses enfants, pour l'éternité.
MP
Fiche technique
Références spécifiques