La Rose Blanche
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Henri Peter

La Rose Blanche

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Préface du pasteur Alain Joly.

   « Comment peut-on attendre d’un destin qu’il donne la victoire à une cause juste, s’il ne trouve personne qui s’y sacrifie sans hésiter ? » Sophie Scholl à son fiancé.

   Le nom de La Rose Blanche vient d’un poème de Clemens von Brentano. Symbole de pureté et de salut en analogie avec la prière du rosaire, la rose blanche évoque aussi la foule des saints formant une rose dans la divine comédie de Dante. Elle est l’emblème de résistants chrétiens au nazisme dont Henri Peter retrace ici le destin, celui de Sophie et Hans Scholl, d’Alexander Schmorell et de leurs compagnons exécutés pour haute trahison en 1943.
   Fasciné par leur martyre, il leur donne la parole à partir de documents jamais traduits sur leur foi chrétienne et leur combat anti-totalitaire. Après les tragédies du XXe siècle, d’autres ténèbres obscurcissent le monde contemporain, et leur héroïsme peut inspirer les apôtres d’une culture de vie chaque jour plus bafouée par les nouveaux tenants des idéologies contre-nature, homicides et liberticides.

   Henri Peter, originaire de Colmar, est enseignant retraité. Il a contribué à la redécouverte de l’écrivain catholique allemand Gertrud von Le Fort dont il a traduit plusieurs ouvrages (La Femme éternelle, L’Enfant étranger, Écrits de résistance, parus aux éditions Via Romana).

Dans la presse

Famille chrétienne, n° 2422, 15-21 juin 2024

Groupe de résistance chrétienne contre le nazisme, la Rose Blanche est devenue l’emblème de toute opposition spirituelle anti-totalitaire. Ancien enseignant, traducteur de Gertrud von Le Fort, l’auteur reconstitue minutieusement le destin de ses principales figures, Hans et Sophie Scholl. Mais aussi la façon dont, avec un cercle d’amis – dont certains seront comme eux, exécutés pour « haute trahison » –, ils se sont soutenus pour élargir leur espace de liberté intérieure, éclairer leur conscience et nourrir leur foi. Un ouvrage fouillé fondé sur des lettres inédites qui retrace leur action jusqu’à leur condamnation à mort, qu’ils ont assumée avec une force et un calme hors du commun. Sophie a pu être comparée à une « Antigone du XXe siècle ».
R.S.

Politique magazine, n° 234, avril 2024

Un livre qui est un témoignage contre la dictature de toute pensée unique, d’une grande force et d’une puissante émotion, donc extrêmement utile, pratiquement utile dans les circonstances actuelles. Notre ami Henri Peter s’est fait une spécialité de l’affaire dite de La Rose Blanche qui fut le nom d’une sorte de réseau, surtout parmi la jeunesse, d’opposants chrétiens, de résistants farouches au régime nazi. 
Henri Peter a mis en ordre tous les documents relatifs à cette affaire. Il met en perspective la biographie des différents protagonistes : en premier Hans Scholl et sa soeur Sophie Scholl qui furent condamnés à mort le 18 février 1943, mais aussi bien toutes les personnes qui ont formé leur entourage, catholiques, orthodoxes, luthériens, tous chrétiens engagés et révoltés par la puissance maléfique que dégageait l’hitlérisme, aussi stupide que monstrueux, et qui s’imposait par ses procédés abusifs à une opinion allemande complètement décérébrée.  C’est toujours la même chose !
Ainsi gravitaient dans ces cercles spirituels de haute intensité intellectuelle Otl Aicher, Alexander Schmorell, Carl Muth, Teodor Haecker, un penseur profond dans le sillage bénédictin, Fritz Hartnagel qui fut très proche de Sophie et qui correspondait avec elle de manière passionnante et passionnée en quasi fiancé. Et puis des filles comme Rose Nagele, Lisa Rempis, Suzanne Hirzel, Traute Lafrenz. Ces rencontres se vivaient sous le regard de Jésus-Christ, sous le signe de saint Augustin ou de saint Benoît, dans l’esprit de Newman et de ce que formulera par la suite Gertrud von Le Fort.
Il y avait dans l’esprit de ces jeunes gens une sorte d’intuition de l’affrontement apocalyptique, entre un petit reste et la Puissance du Mal, omnipotente, incarnée dans une sorte d’Antéchrist séduisant jusqu’aux élus et écrasant tout refus d’adhérer à l’utopie mortifère et d’abdiquer la foi dans le Dieu juste et sauveur. Henri Peter a accompli un travail considérable de recherche et de mise en ordre qui donne tout son sens à de telles vies qui demeurent des témoignages de vraie et profonde spiritualité. Il n’est pas jusqu’à la lecture des tracts de ces étudiants de la Rose Blanche qui ne soient une illustration de ce que doit être le rapport de la morale chrétienne et de la politique. Oui, bien sûr, ça se joue en politique comme aujourd’hui.
Hilaire de Crémiers

Henri Peter
978-2-37271-201-9
32 Produits

Fiche technique

Couverture
souple
Date de parution
février 2024
Dimensions
13,5 x 20,5 cm
Pages
336
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